
Aimable clientèle, chers amis,
Alors que nous constatons un nombre croissant de partages sur les réseaux sociaux au sujet de Recyclivre, soi-disant « alternative solidaire à Amazon », nous nous permettons de prendre la parole et de prêcher pour notre chapelle.
D’abord il n’y a pas que Recyclivre, allez voir sur Amazon, les vendeurs se réclamant de la solidarité et de l’écologie pullulent. Recyclivre (comme beaucoup d’autres établissements du même genre) mène depuis des année une rude concurrence à l’égard des libraires, en vendant des livres qu’il n’a pas payés à des prix dérisoires. Aucun travail de libraire n’est fourni, alors que des professionnels indépendants essaient tant bien que mal de survivre dans une conjoncture assez défavorable, en vendant en boutique et/ou en ligne, avec un savoir-faire et une expertise spécifique au métier. Nous vous l’assurons, jamais le marché n’a été aussi dégradé que depuis l’arrivée des vendeurs solidaires et écoresponsables.
Recyclivre n’est pas une coopérative (comme certains croient) mais une Société par Actions Simplifiée (SAS), une entreprise. Il est facile de pratiquer des prix cassés et de verser une petite partie de son chiffre d’affaire à une association lorsqu’on ne paye pas la marchandise que l’on vend, en bénéficiant ainsi de déductions fiscales, et en utilisant de surcroît des arguments très démagogiques (une vraie réussite sur le plan communication, nous en convenons).
Nous ne nous prévalons que de la qualité de notre travail, sans prétendre à être ni des philanthropes ni des écologistes (bien que nous soyons tout à fait sensibles à ces deux démarches). Nous rappelons juste que cela fait des lustres (des siècles?) que les bouquinistes, les brocanteurs, les chiffonniers et les biffins recyclent, ne gaspillent pas, ne polluent pas, créent des emplois et vendent à des prix intéressants.








