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Cette initiative est réalisée en partenariat avec l’association 
Pourquoi des ateliers philosophiques pour enfants?
Penser et parler ensemble peut s’apprendre dès le plus jeune âge. Les ateliers philosophiques participent à la construction de la personnalité en clarifiant le rapport que l’enfant entretient avec le monde qui l’entoure, avec les autres qui deviennent de véritables interlocuteurs et avec lui- même.
Par un travail sur les attitudes, l’enfant est capable de prendre sa place dans le débat : se mettre en position d’écoute, oser demander et prendre la parole ou lever le doigt afin de ne pas couper la parole, mais aussi ne pas lever le doigt quand quelqu’un parle afin d’être dans l’écoute.
Les élèves, même les plus jeunes, sont amenés à comprendre l’intérêt de ces règles exigeantes. Écouter l’autre permet d’apprendre de lui, exprime un intérêt pour sa parole, montre qu’on le respecte. L’élève apprend à s’oublier lui-même pour aller vers l’autre.
Pendant l’atelier, les enfants prennent conscience que la parole a du sens. « Je prends la parole pour dire quelque chose ». La parole c’est dire ce que l’on ressent, donner une idée, exprimer un avis, argumenter (dire pourquoi). Bref, c’est penser par soi-même, c’est le « je » qui parle. Non pas le « je » qui exprime l’anecdotique « j’ai des nouvelles chaussures » ou un besoin compulsif, mais celui qui permet d’exprimer une pensée, une idée, un avis (…) En savoir plus
Laurence Bouchet: a mi-temps professeur et à mi-temps praticienne philosophe et philosophe consultante (en tant qu’autoentrepreneuse), elle propose des activités philosophiques dans la cité: cafés de pratique philo à Pontarlier, Besançon, Paris. Egalement à l’étranger : Montréal, Madrid, Bruxelles; ateliers de pratique philo auprès de diverses institutions (musée, maison de la culture, centre de formation, maison d’arrêt, association, entreprise); formation à la pratique philosophique; consultation philosophique individuelle. Enseignante et autoentrepreneuse, elle s’efforce de montrer que l’école, la cité et le monde du travail ont des liens. Aussi elle anime depuis 2008 un blog de philosophie où elle met en avant le travail des élèves.
Ouvrages publiés : Philosopher pour se retrouver. La pratique philo pour devenir libre et oser être vrai, Marabout (Hachette Livre), 2015
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Hassan TESS
Il y avait presque évidence à donner maintenant la parole à Gorgias. Après avoir entendu le mois dernier Phèdre et Socrate échanger à plaisir sur la Beauté dans « Eupalinos« , Socrate dans sa dernière réplique s’exclamant « …tout ce que nous venons de dire est aussi bien un jeu naturel du silence de ces enfers, que la fantaisie de quelque rhéteur de l’autre monde qui nous a pris pour marionnettes! », ce même Socrate mis en scène par la facétie de Valéry dégageant en début de dialogue que « Le réel d’un discours, c’est après tout cette chanson, et cette couleur d’une voix, que nous traitons à tort comme détails et accidents », il y avait pleine logique à inviter sous l’égide de Mars cet adversaire devant qui au début du dialogue de Platon auquel son nom donne titre, la guerre, la bataille se reformule en fête: il s’y recherche définition et objet de l’art que possède le sophiste, la rhétorique, productrice de persuasion par opposition au « désir insatiable de convaincre qui anime l’inventeur de la maïeutique. 
Viendront se donner à entendre ce dernier Dimanche de Février, ce que nous pourrions appeler, imitant René Char, les Feuillets d’Eupalinos, une lecture de pages choisies d’Eupalinos de Paul Valéry, essai-poème renouvelé des dialogues platoniciens, explorant le bonheur et l’essence de l’architecture comme point de rencontre et de réalisation périlleux et magnifique entre la pensée et le concret.



« Au printemps, Tipasa est habitées par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes e fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement d saisir autre chose que des gouttes de lumière, et de couleurs qui tremblent au bord des cils. L’odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme. A peine, au fond du paysage, puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village, et s’ébranle d’un rythme sûr et pesant pour aller s’accroupir dans la mer.»


