Deux nouvelles traductions de l’italien de Philippe Di Meo viennent de paraître: Les Bêtes de Federigo Tozzi, aux éditions José Corti, et L’Infini de Giacomo Leopardi, aux éditions Le Cadran ligné. Disponibles à l’Odeur du Book.
Cette série de proses brèves auxquelles Tozzi travailla de 1913 à 1917, constamment republiées depuis cette date, possèdent un seul point commun : dans chacun de ces 69 fragments un animal apparaît de manière fortuite ou marginale pour parer le récit de sa signification propre. Chaque segment narratif se trouve ainsi relié à tous les autres par un subtil fil symbolique.
Deux fragments, le premier et dernier, donnent la clef du texte. Ils se caractérisent par la présence du seul animal qui, au sein du recueil, semble vivre en accord avec la nature : l’alouette. Cet oiseau représente un besoin d’élévation, de sens, d’accord avec la nature. Dans le premier fragment est décrite la difficulté qu’a l’alouette à vivre dans un monde dominé par l’homme : dans le dernier, un appel à l’animal afin qu’il revienne au sein de l’âme humaine pour la régénérer.
Les narrations intermédiaires, dans lesquelles l’alouette n’est pas présente, deviennent des allégories vides. Celles-ci s’attachent à souligner le besoin d’un sens et l’impossibilité de l’obtenir.













Cette semaine nous vous proposons surtout des textes de 


